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 Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess

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MessageSujet: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Dim 5 Oct - 15:05

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

La jalousie. C’est un sentiment puissant. Peut être plus que n’importe lequel qui m’ait été donné de ressentir. Et pourtant, je n’arrivais pas à en comprendre les raisons. C’était ridicule. Gwennaelle filait le parfait amour auprès de sa salope rousse. Oups, c’est sorti tout seul. Non il était vrai qu’Hayley et moi ne portions pas Ashley dans notre cœur, nous avions nos raisons, notre meilleure amie méritait mieux qu’une obsédée du scoop. Elle avait ridiculisée la blonde au secondaire, et avait étalé nos vies privées dans ce torchon qui sert de journal à la ville. Jamais elle n’avait pensé à ce que l’on pourrait ressentir, à ce trou béant qu’elle avait causé dans ma poitrine quand j’avais vu l’article sur la mort de mon père, sur l’agression de mon frère et de ma sœur.

Pourquoi ma poitrine s’enflammait si douloureusement dès que je voyais sa main se glisser dans celle de la rouquine ? Pourquoi mon estomac se tordait quand je voyais ses lèvres se poser contre les siennes ? Et pourquoi je manquais de vomir quand je les voyais monter dans la chambre de la brune à deux ?

La vérité c’est que j’avais l’impression de mourir doucement. Je ne l’expliquais pas, c’était ridicule, rien n’avait plus de logique, je ne mangeais plus, je dormais à peine, même les rancards que m’organisais Hayley avec de beaux jeunes hommes ne m’intéressaient plus. Bien qu’ils ne m’aient jamais particulièrement intéressé, aujourd’hui je ne prenais même plus plaisir à passer mon temps à faire chavirer des cœurs. Non je restais cloitrée dans ma chambre, ne sortant que pour nos investigations ou je restais à carreaux de ma meilleure amie, restant plutôt du côté d’Hayley. Quand je m’adressais à Gwen, je restais froide et distante, comme si elle avait fait quelque chose d’abominable et d’impardonnable, mais non, elle était juste en couple, et je me rendais compte combien c’était ridicule. Elle était heureuse, ça aurait du me suffire, mais non.

Et aujourd’hui, je suis assise au bar de notre maison, je tapote sur le marbre de la table, les lèvres pincées, quand Gwen’ rentre.

« Oh, une revenante. J’imagine que tu étais avec Ashley. T’as oublié qu’on existait sans doute.»

C’est sorti tout seul, je la regarde de haut.

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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Lun 6 Oct - 2:36

Et mes lèvres se posèrent à nouveau sur les siennes alors qu’elle me collait contre le mur de sa chambre sans douceur. Mes doigts glissèrent sur sa nuque, la forçant presque à m’embrasser un peu plus fort encore. Comme si elle me désirait réellement. Comme si notre histoire avait un sens. A ses yeux, elle en avait un, c’était certain. Mais aux miens, tout était si différent. Je l’aimais. Je la détestais de me faire ressentir ainsi. Elle ne croyait pas en moi. Elle n’avait jamais réellement cru en ce que je faisais. Mais elle avait toujours été là. Elle était celle qui me permettait de garder la tête hors-de-l ’eau. Et tout mon être l’aimait. Tout du moins, c’était ce que je pensais. Mais lorsque j’embrassais la jolie rousse qui était ma petite-amie, ce n’était pas à cette dernière que je pensais. Tess. Son prénom, je pouvais l’entendre dans les gémissements de celle que je pensais aimer sincèrement. Elle était ce mur indestructible qui me protégeait de mes détracteurs. Elle était celle sur qui je m’étais toujours reposée. Comme une meilleure-amie. Et si à mes yeux, elle était bien plus que ça, je préférais me le cacher que de me l’avouer. Mais la voir avec d’autres était devenu beaucoup trop difficile pour moi. Je préférais me cacher dans les bras d’Ashley que d’affronter cette vérité qui me tiraillait l’estomac, cette vérité qui me brisait le cœur un peu plus chaque jour.
Alors j’embrassais celle que je tenais contre moi avec passion, imaginant parfois qu’elle était une autre, mais pas assez pour me sentir réellement coupable. Je ne faisais rien de mal ; je n’avais jamais rien fait de mal. J’étais une personne de bien. Et pourtant, je pouvais sentir le poids de la culpabilité sur mes épaules. Il ne me quittait plus. Depuis le décès de ma sœur jumelle. Je resserrais mon étreinte à cette pensée, embrassant Ashley avec un peu plus de passion encore. Je fermais les yeux, le cœur lourd. Je voulais m’échapper. Me sentir mieux. Et elle me permettait de le faire, d’une certaine façon. Et moi aussi, j’avais la tête sous l’eau. Et pourtant, je respirais parfaitement. Les yeux ouverts, j’observais les tréfonds, persuadée que j’allais moi aussi les heurter un jour. Je ne méritais que cela. Jane me l’avait fait comprendre tant de fois auparavant. Et cette douce mélodie ne quittait plus mon esprit. La mort était-elle aussi belle que l’on prétendait ?
Mais cette nuit, je n’avais plus envie de mentir. Alors doucement, l’air triste, les larmes aux yeux, je repoussais doucement Ashley. Mais pas un seul mort ne sortit d’entre mes lèvres, comme si j’étais devenue muette en l’espace de quelques baisers mensongers. J’embrassais sa joue, me saisissant de ma chemise noire transparente, le cœur lourd. Un « désolé » sincère, murmuré entre deux sanglots, s’échappa de mes lèvres alors que je sortais de sa chambre, me dirigeant vers la porte d’entrée que je claquais avec douceur. Au volant de ma voiture, j’oubliais souvent le malheur qui pouvait s’abattre sur moi ou sur mes proches. Mais cette fois-ci, les choses étaient différentes. Cette fois-ci, je pouvais la sentir à mes côtés. Comme si elle ne m’avait jamais quitté. Comme si elle n’avait jamais vraiment osé partir, par peur de me laisser seule. Et garée devant la maison que je partageais avec mes meilleures-amies, je n’osais plus sortir. Cette présence si pesante et si rassurante ne voulait plus me laisser partir. Je me saisissais finalement d’une de mes bouteilles d’alcool que j’avais dérobé à mon frère aîné. Et je portais finalement le breuvage à mes lèvres, buvant encore et encore, laissant le temps défiler une fois de plus.
Je n’étais plus moi-même depuis qu’elle était partie.
Ou peut-être étais-je devenue celle que j’avais toujours désirée ? Une garce égoïste, alcoolique, brisée.
Tout était devenu flou. Un peu comme dans un mauvais film d’horreur. Jane ne me quittait plus. Je ne la voyais plus mais je pouvais la sentir me frôler parfois. Je pouvais la sentir à mes côtés, je pouvais presque l’entendre me murmurer que tout allait bien aller. Et un léger sourire attristé s’esquissa le long de mes lèvres alors que j’enfonçais mes clefs dans le trou de la serrure, tremblante sous l’emprise de l’alcool. J’ouvrais finalement la porte d’entrée, la claquant derrière moi, faisant trembler les murs de l’ancienne bâtisse.
« Oh, une revenante. » Je sursautais, manquant de crier. Mes yeux se posèrent sur ma colocataire et mon cœur s’arrêta de battre. « J’imagine que tu étais avec Ashley. » Et je me pinçais les lèvres, presque coupable d’avoir une vie en dehors d’elle. « T’as oublié qu’on existait sans doute. »
Mes yeux roulèrent dans mes orbites alors que je déposais mes clefs sur le bar, me servant un verre de whisky avant de finalement m’assoir à ses côtés. J’apportais le verre à mes lèvres, buvant une gorgée, puis deux, puis trois. Et finalement, je vidais le verre presque aussitôt. Je soupirais.
J’éclatais d’un rire sinistre.
Je ne savais pas pourquoi. La situation était drôle.
Drôle et sacrément triste.
« Pardon. » Murmurais-je entre deux éclats de rire. Finalement, je me calmais devant le regard beaucoup trop sévère de mon amie. De celle dont j’étais folle. « Hé, déride-toi Tessounette ! » M’exclamais-je, étirant ses lèvres à l’aide de mes doigts. « Comme si je pouvais t’oublier, toi et ton don de faire la gueule sans que personne ne comprenne pourquoi. » Maugréais-je. « Et puis, Hayley et sa connerie, c’est presque impossible de passer à côté. » Je me resservais un autre verre, restant debout alors que mes jambes tremblaient presque. « C’est quoi votre problème avec Ash ? Elle est cool. Pas comme vous. »
Je ne comprenais pas pourquoi elles n’étaient pas heureuses pour moi. Tess en particulier. Je n’avais rien fait de mal. Tout du moins, c’était ce que je pensais sincèrement. Et peut-être qu’au fond, j’étais la seule personne réellement en tort dans cette maison. J’étais stupide et je ne me rendais pas compte.


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Lun 6 Oct - 4:18

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

Mes doigts allaient et glissaient sur le marbre bleu du meuble de notre bar, mes pieds montraient sans nul doute le stress qui m’habitait, ils gigotaient sans cesse. Accablée d’un t-shirt trop large qui tombait jusqu’à mes mi cuisse, c’était ma tenue d’intérieur, ma tenue pour me sentir à l’aise, les filles y étaient habituées. La porte claque et j’agresse aussitôt Gwen’ sans lui laisser une seconde pour s’expliquer, on dirait presque une mère qui a attendue toute la nuit son enfant, c’était loin d’être ça. Non, mais pourtant j’avais le cœur lourd, beaucoup trop lourd pour ne rien dire. Elle se pince les lèvres, roule des yeux, et je meurs d’envie de faire un bond pour lui coller ma main contre sa joue. Elle me rejoint finalement, se servant un whisky, elle pue pourtant déjà l’alcool, mais ça, c’est une habitude chez elle depuis la mort de sa sœur. On a pourtant tout essayer avec Hayley, mais rien n’a jamais fonctionné, elle préfère la facilité, c’est une lâche et je suis dépitée par elle. Par ce qu’elle est devenue. Et je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable, responsable pour elle. Mais bon, après tout, ce n’est plus mon problème, maintenant elle à sa petite amie. J’en deviens presque amère. Non, je le suis.

La brune éclate de rire et je la regarde, les yeux ronds, fronçant finalement les sourcils pour lui lancer un regard désapprobateur. « Pardon. » Je m’accroche à ma chaise, je sens la rage me faire trembler. Pourquoi j’essaye de lui parler ? C’est inutile, elle ne me prends pas au sérieux, elle est complètement bourrée, c’est sa vraie nature maintenant. « Hé, déride-toi Tessounette ! » Je l’écarte violemment, je ne supporte pas qu’elle me touche quand elle est comme ça.

« Putain me touche pas ! »

Je me lève d’un bond, furieuse. Elle comprends rien putain. « Comme si je pouvais t’oublier, toi et ton don de faire la gueule sans que personne ne comprenne pourquoi. » J’ouvre la bouche sans qu’aucun son n’en sorte, je sens les larmes me monter aux yeux, je les retiens avec fierté, malgré le fait que je les sente me bruler les prunelles. « Et puis, Hayley et sa connerie, c’est presque impossible de passer à côté. » Je la regarde ahurie, comment elle ose ? Qu’elle dise le mal qu’elle veut sur moi, je laisserai passer, mais si ça concerne Hayley, je ne cèderai rien, elle a trop perdu, trop sacrifié pour nous. Malgré tout elle continue. « C’est quoi votre problème avec Ash ? Elle est cool. Pas comme vous. » Et cette fois c’est de trop, je m’avance d’un pas, lui arrache le verre des mains et lui colle une giffle monumentale qui me surprend moi même.

« La connerie d’Hayley t’a sauvé plus d’une fois. Elle est cool ? Ah ouais ? Pourquoi, parce qu’elle te baise quand tu veux ? Parce qu’elle te fait boire ? Super. Mais c’est elle qui était là pour te consoler à la mort de Jane ? C’est elle qui croit en ton travail, c’est avec elle que tu vis ? Non ? Pardon je reprends les clés quand tu veux, vas y. »

Je bouillonne, j’ai tellement de rancœur, de jalousie, que j’en deviens folle.

« Casse toi si on est pas assez bien pour toi Morgan, on te retient pas ! De toute façon pour ce qu’on te voit en ce moment. »

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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Lun 6 Oct - 14:17

J’étais tellement loin. J’étais tellement loin de la vérité. Je me voilais la face. Encore et encore. Je peinais à ouvrir les yeux. Aveuglée par les mensonges que je m’étais racontée. La tête sous l’eau, j’étais incapable de respirer correctement. Et toutes ces choses que j’avais crues réelles, et toutes ces choses que j’avais cru vraies m’avaient fait me perdre un peu plus dans le néant que j’avais créé pour m’échapper de la tristesse. Ce foutu chagrin qui m’avait consommé un peu plus chaque jour. Un peu trop depuis qu’elle était décédée. Et ce manque ne voulait plus s’en aller. Les ailes brûlées, je restais à terre, par peur de tomber encore une fois et de ne plus jamais pouvoir me relever. Je ne me rendais compte de rien. J’avais Tess. J’avais Ashley. J’avais Hayley. J’avais Andrew. Mais à mes yeux, j’étais seule. J’étais la seule à comprendre ce que je ressentais. J’étais la seule à souffrir. Et peut-être qu’au fond, c’était ce que je méritais. Alors j’avançais, un sourire mensonger accroché à mes lèvres tremblantes et gelées. J’agissais comme si tout allait bien. Comme si tout allait mieux. Je buvais. Je prenais des choses étranges. Simplement pour me sentir mieux. Mais la vérité était que, j’étais en train de me noyer.
Et avec Tess, tout était si simple. Nous pouvions rire de tout et de rien. Mais depuis qu’Ashley était entrée dans ma vie amoureuse, notre relation amicale n’avait plus rien de chaleureuse. Elle était froide. Elle était distante. Comme si j’avais trahie des promesses que je n’avais jamais prononcées. Si elle savait. Si seulement elle avait connaissances des choses que j’avais pu faire pour elle sans qu’elle ne s’en rende jamais compte. Et désormais, j’étais face à elle, sous l’emprise de l’alcool. Mon cœur battait la chamade. Je voulais la voir souffrir comme je pouvais moi-même souffrir. Elle me rejoignait et je la rejetais un peu plus violemment encore. Je voulais la voir pleurer. Je voulais la voir perdre tout ce qui lui restait. Je voulais simplement qu’elle comprenne le chagrin que je pouvais ressentir. Mais elle le connaissait. Je n’en avais simplement pas conscience. Et tout mon être la détestait. Et pourtant, j’aimais ces parfaites imperfections. Je l’aimais. Et je ne pouvais plus lutter contre ces sentiments si contradictoires qui m’envahissaient un peu plus à chaque fois que je posais le regard sur elle. Comme si l’on m’avait jeté un sort. Comme si ses beaux yeux m’avaient ensorcelée.
Je m’écoutais parler. Comme si j’étais la spectatrice des mots trop durs que je prononçais à son égard. A l’égard d’Hayley. J’étais ingrate. J’étais incomprise. Et je voulais qu’elle ressente ce que je pouvais ressentir. J’étais égoïste. J’étais la seule à ne pas comprendre ce qui était en train de se passer autour de moi. J’étais en train de briser notre amitié, par simple égoïste ou par idiotie. Oui, probablement pas idiotie. Je pouvais lire la souffrance dans ses yeux. Et c’était en train de me tuer à petit feu. Elle était choquée. Elle ne comprenait pas. Et moi non plus. Et finalement, elle s’avança d’un pas vers moi et mon cœur s’arrêta de battre. Elle m’arrache mon verre des mains. Et sa main rencontra ma joue avec dureté. Je tournais la tête sous le choc de la gifle. Je restais un moment dans cette position, les larmes aux yeux, le cœur lourd, l’envie de lui rendre ce qu’elle venait de me faire. Je lui avais tout donné et c’était de cette façon qu’elle me le rendait. C’était de cette façon qu’elle me faisait comprendre que rien de tout ce que je ressentais n’était réciproque. Je pouvais sentir la colère s’emparer de moi. Mais je ne sentais plus mon cœur battre.
« La connerie d’Hayley t’as sauvé plus d’une fois. » Je tournais la tête vers ma meilleure-amie, les yeux embués par des larmes invisibles. « Elle est cool ? Ah ouais ? » Je hochais la tête, par simple provocation. « Pourquoi ? Parce qu’elle te baise quand tu veux ? » Je fronçais les sourcils, me faisant menaçante. Elle n’avait pas le droit de parler d’elle de cette façon. « Parce qu’elle te fait boire ? Super. Mais c’est elle qui était là pour te consoler à la mort de Jane ? » Mon cœur s’arrêta de battre une nouvelle fois alors que ma bouche s’entrouvrit légèrement. « C’est elle qui croit en ton travail, c’est avec elle que tu vis ? Non ? Pardon, je reprends les clés quand tu veux, vas-y. »
Et à cet instant précis, je la détestais un peu plus. Je me frottais doucement la joue, un peu encore sonnée par le choc. Elle avait de la force. Beaucoup plus que ce qu’elle souhaitait laisser croire. Mais mon chagrin s’était transformé en haine. Une colère féroce qui ne voulait plus s’en aller. Qui ne voulait plus me quitter. J’avais ma salive avec difficulté.
« Casse-toi si on est pas assez bien pour toi, Morgan, on te retient pas ! » Ma langue claqua sèchement contre mon palais, par pur agacement. « De toute façon, pour ce qu’on te voit en ce moment. »
Je me saisissais de mon verre, le jetant violemment contre un mur. Je ne savais pas exactement pourquoi j’avais fait cela. Par colère. Par agacement. Par idiotie. Par impulsivité. Foutu alcool qui me faisait perdre la perdre. Putain de joint qui me foutait en l’air un peu plus chaque jour. Et pourtant, je refusais de comprendre mes torts. Je m’approchais de Tess, l’air menaçant, la poussant sans aucune douceur.
« La ferme, putain ! » Crachais-je. « T’es qui pour me parler comme ça, hein ? Parce qu’on se connaît depuis trop longtemps pour que je m’en souvienne, tu peux te permettre de m’adresser la parole comme si j’étais une putain de chienne ? Descends de ton trône princesse. » Claquais-je avec amertume. « Je t’ai déjà dit que t’avais rien d’une princesse, encore moins d’une reine. Va baiser les mecs qu’Hayley te présente et arrête de me faire chier avec Ashley ! » Je frappais le marbre du bar. « Tu veux être à sa place, c’est ça ? Hein ? Tu veux me baiser, toi aussi ? Tu veux me faire oublier la douleur ? Désolée de te décevoir. Même ça, ça ne marche pas. »
Ma voix se brisa doucement.
Non. Même ça, ça ne marchait pas.



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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Ven 17 Oct - 1:52

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
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J’entendais mon cœur battre comme un dément, le sang pester dans mes oreilles. Je n’avais pas senti un tel sentiment de colère me saisir depuis très longtemps, pourtant il semblait que ma meilleure amie et colocataire était passée maitresse dans l’art de déclencher ce genre d’émotion chez moi. Elle n’avait qu’à partir, nous n’avions pas besoin d’elle, du moins, j’essayais de m’en convaincre, mais le fait est que la base elle-même de ma rage est fondée sur de la jalousie et un manque de présence de sa part. Cette abrutie me manquait et m’inquiétait, et honnêtement je n’aime pas cette pimbèche qui lui sert de petite amie. Elle n’est pas assez bien pour elle, ici, on connait toutes cette maudite rousse, c’est une plaie.

La gifle est partie toute seule, je le sais, je suis trop impulsive, et pourtant j’ai tellement de rancœur en moi que je ne parviens pas à la regretter. Elle l’a mérité, voilà bien trop d’année que l’on supporte son cinéma, ses crises, son alcoolisme, la coupe est pleine, je suis lassée, fatiguée. Elle est sans espoir. Oui elle ne s’est jamais remise de la mort de sa jumelle, mais ici, nous avons tous perdus quelqu’un. Hayley a perdu ses parents, moi mon père, mes frères et sœurs me haïssent, et j’ai été kidnappé, et ce qui s’est passé la bas m’a tellement traumatisé que je n’arrive à m’en rappeler qu’en cauchemar ou que lorsqu’une situation s’en approche, j’ai des sortes de flashs. Tout ça pour dire que ce n’est pas la seule à avoir un passé douloureux, mais que nous, on essaye de redresser le cap, alors qu’elle, elle laisse les vagues l’emporter et la couler avec elles. Je crois que là, je n’ai juste plus la force.

Elle fronce les sourcils, me provoque d’un signe de tête et je manque de lui en coller une deuxième. Elle se frotte finalement la joue alors que je crache mon venin, j’en avais besoin, il avait fini par me ronge comme de l’acide, de l’intérieur. Elle saisit finalement son verre pour l’exploser contre un mur et je redresse les mains pour me protéger avant de la fusiller du regard, oh c’était une scène courante avec elle pourtant. Elle ne tarda pas à s’approcher de moi pour me coller violemment au mur et le flash qui me prit me fit entendre ses mots comme s’ils étaient lointains, comme un murmure que l’on entend à peine. J’étais présente sans l’être. Tout le reste devint flou, je n’avais plus conscience de rien, je sentis juste la panique m’envahir alors que je voyais des visages cagoulés me plaquer de la même façon qu’elle. Je dus hurler si fort que je lui ai sans nul doute percé les tympans. J’étais en pleine crise de panique ou d’hystérie, je ne sais pas trop, elles étaient rares, mais elles avaient déjà eu lieu en présence des filles. Mon corps tremblaient comme jamais, la terreur se lisait sur mon visage. Gwen’ n’était plus là pour moi.


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Lun 20 Oct - 18:23

Mon cœur allait exploser. Mon estomac s’était tordu environ mille et une fois depuis que mon regard s’était posé sur ma colocataire. Sur ma meilleure-amie. Je refusais de ressentir quoi que ce soit pour elle. Je me refusais à l’aimer. Je me refusais à la trouver belle, je me refusais à plonger mon regard dans le sien. J’étais bien trop lâche pour ça. Et pourtant, chaque secondes passées en sa compagnie me faisait tomber un peu plus pour elle. Dans ses yeux mordorés, je pouvais lire sa colère. Je pouvais lire son dégoût. Je pouvais même lire sa déception. J’étais une piètre amie. J’étais une idiote. Mais à cet instant précis, j’avais oublié à quel point je pouvais agir comme une véritable connasse. Elle avait cette petite étincelle dans les yeux qui me faisaient oublier qui j’étais. Il n’y avait plus qu’elle. Il n’y avait plus qu’elle et moi. Et je tombais un peu plus vite encore. Une chute infinie. Et je savais parfaitement que le jour où je toucherais terre, plus rien ne serait comme avant. Tout changerait, ce jour-là. Ou peut-être serait-ce la nuit. Ça allait probablement être la chute la plus destructrice de ma vie. Je ne pouvais m’empêcher de penser à elle.
Elle avait cette façon de me faire sourire qui me transportait au-delà du paradis. Je passais le plus clair de mon temps à la rejeter depuis la mort de Jane. Elle n’y était pour rien. Elle n’y avait jamais été pour quoi que ce soit. Et pourtant, je m’acharnais sur elle, jusqu’à la faire pleurer. Et lorsque je voyais une larme couler le long de sa joue, mon cœur s’arrêtait tout simplement de battre. Il me criait de la prendre dans mes bras mais j’en étais tout bonnement incapable. Le moindre contact physique avec la jolie brune me transformait en une boule de nerfs imprévisible. Le moindre contact physique avec Tess me faisait perdre la tête. Et l’alcool me faisait oublier l’effet qu’elle avait sur moi. L’alcool me faisait oublier toutes ces choses que je ressentais pour Ashley. L’alcool me faisait concentrer sur ce qui était vraiment essentiel dans ma vie : Tess. L’alcool me faisait penser que, peut-être, j’avais une chance. Mais pas ce soir-là. Ce soir-là, j’en voulais à la terre entière. J’en voulais au monde entier. Ils étaient tous responsables alors qu’en réalité, j’étais la seule fautive. Ils étaient tous cons mais j’étais probablement la plus conne de tous.
La pousser contre ce mur avait été une mauvaise idée. Lui crier de tout l’avait été tout autant. Mais je n’avais pas pu m’en empêcher. Je voulais la voir souffrir. Je voulais qu’elle comprenne ce que je ressentais. J’étais égoïste. J’étais idiote. Je ne comprenais pas réellement pourquoi j’agissais de cette façon. En temps normal, j’aurais probablement autant crié mais j’aurais beaucoup plus douce dans le choix de mes mots. Et doucement, je me rendis compte que je parlais seule. Tess ne m’écoutait plus. Elle avait le regard perdu dans le vide. Et lorsqu’elle hurla, mon cœur s’arrêta tout simplement de battre. Ma colère se transforma en inquiétude, ma violence en douceur. Je connaissais cette crise sur le bout de doigt. J’étais celle qui, en pleine nuit, lorsqu’elle je l’entendais s’époumoner après un cauchemar, venait la consoler en la prenant dans mes bras. J’étais perdue. Je ne savais plus quoi faire. La terreur se lisait sur son visage et c’était entièrement de ma faute. Je gardais mon calme, tentant de ne pas pleurer à mon tour mais c’était difficile. Elle était tout pour moi. Oui, Tess signifiait tant de choses à mes yeux que j’étais tout bonnement incapable de l’expliquer.
Elle était cette lueur dans l’obscurité. Elle était le soleil de ma nuit. Elle était tout ce dont j’avais souhaité. Elle était tout ce que j’aimais. Et par-dessus tout, elle était la personne que je désirais le plus au monde. Mais j’avais toujours tout gardé pour moi. C’était beaucoup trop difficile de la voir aller à ces rencards avec ces mecs. Je ne pouvais m’empêcher de les juger à chaque fois qu’ils passaient le seuil de la porte, faisant de leur courte visite un véritable enfer. Mes meilleures-amies avaient toujours mis cela sur le compte de l’alcool. Et peut-être que ce breuvage miracle me donnait le courage de m’affirmer en tant que leader mais il n’était en rien la cause de ma jalousie. C’était de sa faute à elle. Mon cœur se serra.
« Tess… » Murmurais-je doucement, tentant de la calmer. « C’est moi, Gwennaëlle. » Assurais-je. La voir dans cet état me brisait un peu plus. Doucement, je me saisis de ses mains, les passant autour de mon cou, la forçant à me regard. « Tess, je suis là. Tu n’as rien à craindre. Jamais je ne te laisserais partir. » Je glissais mes mains sur ses joues, encadrant son doux visage. « Je ne laisserais personne te faire du mal… » J’inspirais profondément, tentant de calmer son cœur qui battait la chamade. « S’il te plaît, ma puce. »
Voilà des mois que je ne l’avais pas appelé ainsi. Elle et moi étions en conflit permanent. Elle ne se calmait pas et j’avais l’impression de sentir mon cœur tomber en miettes. J’inspirais, j’expirais mais je ne parvenais pas à calmer mon inquiétude. Je n’arrivais pas à calmer les battements trop irréguliers de mon cœur. Sa beauté me brisait un peu plus. J’étais incapable de bouger. J’avais eu l’impression, l’espace d’un instant, que le contact physiquement permanent qu’elle avait avec moi, lui faisait du bien. Et pourtant, elle continuait de sangloter comme si j’étais la pire des personnes. Mes yeux scrutaient son visage et s’arrêtèrent sur ses lèvres. J’entrouvris les miennes mais pas un seul mot ne sortit. Je n’arrivais plus à quitter sa bouche du regard. Et finalement, je la plaquais contre le mur avec douceur, glissant mes doigts sous son menton pour la forcer à me regarder. Pour la forcer à se rendre compte de qui j’étais. Et doucement, sans la brusquer, simplement pour lui faire retrouver goût à la réalité, je pressais mes lèvres contre les siennes dans un baiser tendre. Et à cet instant précis, il n’y avait plus personne d’autre qu’elle et moi. Ashley s’était comme envolée de mon esprit. Elle n’existait plus. Il n’y avait plus que Tess. Et cela avait toujours été le cas.


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 10:51

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

Brisée. C’est sans doute ce que j’étais désormais. Comment décririez-vous une femme qui n’est plus capable de vivre normalement ? Je sais, tout le monde pense que ça va, c’est simplement le plus beau mensonge que je suis capable de donner. Les gens ne s’inquiètent pas si vous êtes en mesure de sourire assez bien, de répondre que tout est ok, ils ne creusent pas, j’ai toujours accepté ça, parce que je me voile la face, moi aussi. Pourtant, ce genre d’accident est plus fréquent que je ne veux l’admettre. Halloween arrive, et cette date me travaille sans doute encore plus que les autres. Si pour certains c’est l’occasion de faire la fête, de profiter de la coutume, si pour Gwennäelle c’est prendre un an de plus, pour moi, c’est autre chose. C’est un anniversaire également, seulement, c’est celui de mon enlèvement. Ce n’est pas quelque chose dont j’ai envie de me réjouir, cette semaine d’enfer avec mes ravisseurs, je n’en conserve aucuns souvenirs, hormis quand quelque chose me stimule et me rappelle ce que j’ai pu vivre, je suis prise de flashs étranges, flous. Je sais que je devrais consulter quelqu’un pour ça, en premier temps, la police m’avait forcé, l’hôpital aussi lorsqu’on m’a récupéré. Les filles essayent de m’en parler parfois, mais, rien n’y fait, j’évite le sujet, de toute façon, je ne sais jamais quoi répondre, mon inconscient bloque tout, les seules traces que j’ai à leur offrir, c’est les quelques cicatrices dont mon corps est parsemé. Au final, je ne cesse de reprocher à ma meilleure amie de ne pas guérir son alcoolisme, mais à ma façon, je fuis aussi une maladie qui me dépasse. C’est hypocrite, j’en ai conscience, mais, ça ne me met pas en danger, pas vrai ?

Mais là, j’étais partie. Mon corps était face à elle, prit de tremblement si fort qu’ils pouvaient paraitre pour des convulsions. Je n’avais pas fait une crise si violence depuis des semaines. C’était Hayley qui avait géré cette dernière, pendant l’un des stupides doubles rencards qu’elle nous organisait. Ce gars avait été un peu trop tactile, j’étais passée pour une folle quand je me suis mise à hurler en plein cinéma, mais la blonde n’a pas failli, elle s’est occupée de moi, à prit ma défense pour finalement virer ces deux abrutis. Je sais que certains pensent qu’elle est superficielle, mais c’est la preuve qu’elle ne l’est pas, je sais qu’on passera toujours avant ses conquêtes. Enfin bref, ma crise allait en empirant, les larmes coulaient d’elle-même en torrents sur mes joues, j’essayais de me débattre, l’estomac serré comme jamais, c’était l’horreur. Des silhouettes noires, énigmatiques, cagoulée, dans l’ombre. Une poigne de fer qui retenait mes poignées et m’empêchait de bouger. Mon souffle était devenu rapide, et court, j’étais prise de bouffée de chaleur alors que je m’époumonais à hurler tant j’étais effrayée. Mes muscles étaient tous tendus. Les mots rassurants de ma meilleure amie ne me parvenaient pas, tout était déformée par mon esprit torturé par ses flashs, ses souvenirs qui défilaient face à moi comme une nuée de balles, me perçant un à un. Et puis.

Mon corps réussit à prendre le dessus, quelque chose l’avait convaincu que le danger n’était pas là. Les silhouettes s’effaçaient, les masques s’éloignaient, la lumière était revenue, la peur s’envolait pour laisser retrouver à mon corps sa normalité, pour laisser mes muscles se détendre. Le retour à la réalité se fit progressivement, et quand je fus réellement moi, que je réalisais ce qui se passait, mon cœur se stoppa littéralement de battre.

Je tressaillie, toujours prise par les sanglots qui se calmait, et pourtant, j’étais consciente. Mes yeux s’étaient fermés par automatisme. Ses lèvres pressaient les miennes avec une douceur déconcertante, elle les avait capturé et fait sienne sans que je m’en rende compte, et maintenant, je me calmais pour de bon. J’étais assommée, et je n’arrivais pas à savoir si c’était le baiser ou la crise qui me mettait dans cet état. Quand mon corps reprit le total contrôle de soit, mon cœur se mit à accélérer comme jamais, menaçant d’exploser. Et je crois que je compris quelque chose ce soir là, qui m’avait échappé, ou plutôt, que je tentais de cacher désespérément depuis toujours. Gwen’ avait toujours eu cette emprise sur moi. Ma main glissa sur sa joue, lui caressant doucement, sans que je veuille réaliser que ça changerait sans doute tout quand l’une de nous reculerait. Ca changeait quelque chose ? ca ne voulait rien dire, non ? Elle ne faisait ça que pour me calmer, sans doute. Ma gorge se serra alors que je reculais finalement mon visage, lâchant un dernier sanglot, séchant mes larmes, fixant le sol, pus gênée que jamais, les joues, le cœur en feu.

« Je… »

J’aurai pu lui dire beaucoup de chose, j’avais beaucoup de question, mais je me stoppais, je n’avais pas le droit à l’illusion, elle avait Ashley, elle était ma meilleure amie.

« Merci. »

J’esquissais un sourire timide avant de l’écarter, mes muscles endolories me retirèrent une grimace, ce genre de crise me provoquait souvent des contractures atroces. Je m’éloignais rapidement, plus gênée que jamais. Je crois que je ne pourrais plus jamais la regarder en face.



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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 12:25

Et mes lèvres se pressèrent un peu plus encore contre les siennes. Mon cœur battait la chamade, c’en était presque devenu douloureux au fil des secondes. J’avais envie de glisser mes doigts sur ses joues, de les caresser avec une douceur qui m’étaient inconnue. J’avais envie de me blottir un peu plus contre elle, l’embrassant toujours avec douceur. Ce baiser m’emportait doucement d’un monde que je ne connaissais pas. Tout y était beau. Tout y était lumineux. Une sensation étrange de bonheur m’envahit. Tout paraissait si simple. Et toutes ces choses que j’avais préféré ignorer revenaient me hanter, comme les vieux démons d’un passé oublié. Et peut-être était-ce l’alcool qui m’avait donné le courage de faire ce dont je rêvais depuis des années. Ou peut-être était-ce la situation désespérée dans laquelle nous nous trouvions quelques minutes auparavant. Les tremblements cessèrent. Elle semblait respirer de façon plus calme, je pouvais presque sentir son souffle sur mes lèvres. Elle posa même sa main sur ma joue et mon cœur loupa un battement. Alors, par réflexe et par envie, j’intensifiais le baiser, me blottissant un peu plus contre elle. Ce n’était plus pour la calmer. Sa crise était terminée. Non, c’était simplement pour… le plaisir.
Je n’avais jamais eu mauvaise conscience pour quoi que ce soit. Un verre, deux verres, trois verres ne m’avaient jamais rendue coupable de mes actes. Et embrasser ma meilleure-amie alors que je venais tout juste de quitter les bras de ma petite-amie ne me faisait ni chaud ni froid. Depuis le décès de Jane, je n’avais plus aucune notion de bien ou de mal. Tout ce que je voulais, c’était oublier. Je voulais oublier la douleur que je ressentais en permanence. Je voulais oublier ces sentiments contradictoires que j’éprouvais à l’encontre de Tess. Et par-dessus-tout, je voulais à nouveau vivre. Et ma vie actuelle n’était que débauche, alcool et drogues. C’était mon seul moyen de me sentir vivante : mettre ma vie en danger pour me prouver à quel point je pouvais être plus forte que les autres. Mais je n’étais qu’humaine. Je n’avais rien de plus que les autres. Si c’était ma connerie débordante. Je passais mon temps à me détruire, dans l’idée de me reconstruire. C’était totalement idiot comme raisonnement et pourtant, j’y croyais dur comme fer. J’étais persuadée, au plus profond de mon être, que ça allait fonctionner et que bientôt, j’allais retrouver une vie normale.
Je refusais que ce baiser cesse. Je refusais que, lui aussi, il s’estompe de mon esprit. Alors, avec tendresse, je pressais un peu plus mes lèvres contre les siennes. Je la voulais mienne ce soir. Je ne connaissais pas les raisons exactes de cette soudaine envie, tout ce que je savais, c’est que je ne souhaitais qu’elle soit à moi, le simple temps d’une soirée. Je refusais de voir la vérité en face mais ce baiser me rappeler doucement qui j’étais et pourquoi j’étais à ce point jalouse de savoir Tess en compagnie de personnes qui n’étaient pas moi. Et quand elle éteignait la lumière, j’avais des étoiles dans les yeux. Il n’y avait plus qu’elle et moi. Il n’y avait toujours eu qu’elle et moi, même si je passais mon temps à refuser et bannir cette idée de mon esprit. Je pouvais sentir ses doigts caresser ma joue. J’avais chaud, j’avais très chaud. Elle savait comment faire. Elle savait comment m’aider. Elle savait être une meilleure amie que moi. Je n’avais jamais été de très bonne compagnie. D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours tout souhaité contrôler, jusqu’à aller dire à Tess qui était bien pour elle et qui ne l’était pas. Ce qui était bête, c’est que j’étais sur la liste des personnes mauvaises pour elle.
Et finalement, elle se recula. Je sentis mon cœur se briser. Je gardais les yeux fermés quelques secondes avant de finalement les ouvrir, découvrant une Tess troublée mais calme. Et c’était le plus important. J’esquissais un léger sourire gêné, pas certaine de la signification de ce baiser à ses yeux. Aux miens, il signifiait tout : mes rêves, mes craintes, mes peurs, mes sentiments. Il était tout. Je n’étais rien.
« Je… »
J’aurais aimé qu’elle ne dise rien. J’aurais préféré la savoir muette. Je refusais d’entendre ce qu’elle allait me dire. Peut-être même allait-elle me gifler. A sa place, c’est ce que j’aurais fait. Il y avait des façons plus civilisés pour aider quelqu’un à sortir d’une crise de panique. Et pourtant, ce baiser était la seule chose qui m’était venue à l’esprit.
« Merci. »
Et cela me rassurait de savoir qu’elle ne m’en voulait pas. Mais ce « merci » signifiait aussi la fin de ce quelque chose que nous venions de vivre ensemble. Mon cœur se serra sous ses mots alors que je l’observais, le regard triste, la bouche légèrement entrouverte, incapable de parler. L’émotion, probablement. Son sourire me fit l’effet d’une bombe et la seule chose dont j’avais envie à cet instant précis, c’était de l’embrasser à nouveau. Mais je n’en avais pas le courage. Je refusais d’être repoussée, maintenant qu’elle était calme. Elle m’écarta doucement et je la laissais faire, incapable de bouger. Mes jambes tremblaient, mon cœur battait la chamade et cette désagréable envie de vomir ne m’aidait pas beaucoup. Lorsqu’elle quitta mon champ de vision, je déglutis, pas certaine de ce que je devais faire. Finalement, je me retournais, inspirant profondément. Je l’observais s’en aller, le cœur lourd.
« Tess ! » L’appelais-je, pas certaine de ce que je devais faire. Je m’avançais vers elle, posant ma main sur son avant-bras pour la retenir, le cœur prêt à sortir de ma poitrine. « Pourquoi tu t’en vas ? » Je me mordis la lèvre inférieure, tentant de cacher ma confusion du mieux que je le pouvais. Je posais mes mains sur ses joues, caressant ces dernières de mon pouce. « Je veux pas te perdre, Tess. » J’inspirais profondément. « Parce que si jamais je venais à te perdre... je sais pas si je serais capable de m’en remettre. » Je baissais les yeux. Soutenir son regard était devenu beaucoup trop difficile. « Tu crois pas qu’on… qu’on devrait parler de ce qu’il vient de se passer ? »
Bien entendu, je parlais du baiser. Bien entendu, je ne parlais que de ça. Je ne pensais plus qu’à ça. Et l’envie de recommencer me brûlait le cœur. Mon estomac avait environ fait six-mille cinq-cents tours dans mon corps. Mes yeux glissèrent le long de son visage, s’arrêtant sur ses lèvres. J’entrouvris légèrement la bouche, déglutissant. Tout ce que je souhaitais à cet instant précis, c’était oublier. Et Tess était la première à avoir réussi à me faire sentir bien. Je n’étais pas certaine de ce que je ressentais, et pourtant, mon cœur battait la chamade comme jamais. Mais nous n’étions que meilleures-amies.


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 14:06

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

J’avais l’impression que ce moment ne finirait jamais. Peut-être parce que je ne voulais pas qu’il finisse au fond. Ma main avait rejoint sa joue dans une tendresse infinie, accentuant sans que je réalise vraiment, ce baiser volé. C’est peut –être ça qui a encouragé Gwennaelle à continuer, à se blottir contre moi, et moi, je ne sais pas pourquoi je l’ai laissé faire, pourquoi je ne l’ai pas repoussé. Je sentais cette énergie profonde dans mon système, elle m’interdisait d’y mettre fin, comme si elle essayait de me faire comprendre que ce simple geste m’ouvrait de nouvelles portes, ce simple geste me rendait plus sereine, plus vivante que jamais. Je crois qu’au fond, j’aurai voulu avoir le courage ou la force de la serrer contre moi, de glisser sa main dans son cou, mais je n’ai fait que me reculer, plus gênée, plus rouge que jamais.
Et maintenant j’avais l’esprit plus embrouillé que jamais, mes pensées se mélangeaient, se battant toutes les unes contre les autres, alors que je la remerciais en m’éloignant, fuyant, incapable d’affronter son regard, incapable de gérer le flot d’émotion qui bouleversait mon cœur en ce moment même.  Ma conscience me criait de revenir vers elle, de l’embrasser et lui dire toute la vérité, celle que je lui cache depuis des années, et ma raison me pousse à continuer de marcher en direction de ma chambre. Ma faiblesse et ma vertu me font choisir la seconde option, il n’est pas question que je mette des bâtons dans les roues d’Ashley, je ne l’aime pas, mais j’ai du respect pour l’amour et les couples, je ne veux pas devenir ce genre de fille, qui fait tout pour faire rompre un couple qui se porte bien. Plus mes pas m’éloignent d’elle, plus je sens mon estomac se tordre, les larmes me montent aux yeux. Cette fois, la vérité devient cuisante, je comprends à quel point ma jalousie me rend malade, elle va pouvoir retrouver la jolie rousse qui fait vibrer son cœur et je disparaitrais comme une ombre, une fois de plus. A quoi m’attendais-je, nous sommes meilleures amies, nous n’avions jamais été rien de plus.

« Tess ! » Pourtant, quand elle m’interpelle, je sens mon cœur bondir, mais je continue, jusqu’à ce qu’elle me rattrape par le bras. Je fronce les sourcils, me mordant la lèvre, pour me retourner vers elle, le cœur battant. Je sais ce qu’elle va dire, je le sens. Et je n’ai pas envie d’affronter le sujet.   « Pourquoi tu t’en vas ? » Parce que j'ai peur. Parce que j'ai mal. Parce que je te veux, parce que tu n'es pas à moi. Ma bouche s’ouvre et se referme à plusieurs reprises, je ne sais pas quoi lui dire, des dizaines d’excuses me viennent en tête, et pourtant, je n’arrive à rien formuler, je suis trop troublée, et surtout, je n’ai pas envie de lui mentir, je suis fatiguée de me battre contre moi même. Je lui lance un regard navré, jusqu’à ce qu’elle pose ses mains sur mes joues, les caressant. Cette fois, je deviens totalement muette, inspirant profondément, rougissant, à la recherche d’un courage que je ne possède pas. « Je veux pas te perdre, Tess. » J’esquisse un sourire, touchée, fuyant finalement une fois de plus son regard. « Parce que si jamais je venais à te perdre... je sais pas si je serais capable de m’en remettre. » Je relève mes prunelles curieuses vers elle. J’interprète ses mots, je ne devrais pas, l’interprétation laisse place aux fantasmes quand ils n’ont pas lieux d’être. Je tente néanmoins de lui adresser un sourire rassurant, essayant de lui faire comprendre par ce dernier qu’elle ne me perdait pas. Pas certaine qu’elle comprenne le message, ceci dit. Et finalement, la question que je redoutais tant arrive, et mon estomac s’enterre au fond de mon ventre alors que mon cœur part dans une frénésie incontrôlable. « Tu crois pas qu’on… qu’on devrait parler de ce qu’il vient de se passer ? » Je balbutie un moment, une excuse, vite.

« Euh je.. je vois pas ce qu’on peut dire de tout ça tu sais. Qu’est-ce que tu veux dire Gwen’, tu m’as aidé, c’est tout. »

Oh beaucoup de chose sont à dire pourtant, pour moi en tout cas. Et puis mon regard suit le sien, qui s’arrête sur mes lèvres, et je suis sans doute très naïve, mais je ne suis pas stupide. Je sais à quoi elle pense, parce que je me surprends à penser à la même chose. Je déglutis, sentant mon cœur ne plus s’arrêter de battre de plus en plus fort.

« C’est tout hein ? » je murmure presque.

Je me perds sur ses lèvres, puis dans ses yeux, et je ne remarque même pas ce petit manège, je passe de l’un à l’autre, sans arriver à m’arrêter. Je sens mon cœur s’arrêter, alors qu’un peu plus tristement, caressant sa main sur ma joue, je lâche :

« C’est tout.. ? »



Is it love? Maybe someday
Please tell me I'm your one and only or lie and say at least tonight. When you turn off the lights I get stars in my eyes. Is this love? I'll give you what you like. I'll give you one last chance to hold me.
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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 14:52

Je me souvenais encore de la sensation que ce baiser m’avait procurée. Je sentais encore ses lèvres sur les miennes. J’en frissonnais. Mais elles n’étaient plus là. Tess avait rompu notre premier contact depuis des mois. Elle me manquait et j’essayais de me convaincre que c’était pour cette raison, et uniquement pour celle-ci, que je l’avais embrassé. En plus de vouloir la calmer. Mais intérieurement, je savais que je me voilais la face. Je l’avais embrassé parce que j’en avais eu envie. Terriblement envie. Et j’en mourrais encore plus d’envie maintenant. J’avais goûté à ses lèvres et le goût ne voulait plus s’en aller des miennes, le baiser repassait en boucle dans mes pensées. Elle était parfaite, j’étais imprévisible. J’essayais de tout faire pour être la meilleure amie possible et jusque maintenant, je n’avais jamais réussi. Tess et moi avions eu les plus grosses disputes de la bande que nous étions. Nous avions toutes les deux des caractères bien différents et parfois, je la détestais pour me faire souffrir comme elle pouvait le faire. Je la détestais d’être à ce point idiote. Je la haïssais de me regarder comme si j’étais quelqu’un d’autre. J’étais Gwen, j’étais Gwen et je savais à quel point c’était une erreur. Elle aussi, elle voulait voir Jane.
Et cette pensée me brisa le cœur un peu plus. Je n’étais pas parfaite. Je ne l’avais jamais été, au contraire de ma sœur jumelle. Elle avait été notre meilleure-amie pendant tant d’années. Elle qui était si intelligente, si drôle, si compréhensive et tolérante, elle qui n’avait aucun défaut, celle à qui l’on pouvait donner le bon Dieu sans confessions. Depuis sa mort, j’avais l’étrange impression que mes proches cherchaient à la retrouver en moi. Mais je n’étais pas elle. Et j’aurais tout donné pour me noyer à sa place. Personne n’aurait souhaité me voir à sa place. Elle avait toujours été ce que tout le monde souhaitait qu’elle soit. Et elle s’était toujours complais dans cette situation. Il m’arrivait parfois de me demander comme elle avait fait pour survivre à toute cette pression. Mon cœur se brisa un peu plus. Elle me manquait. Et à cet instant précis, j’avais l’impression de l’avoir à mes côtés. Elle me manquait et j’étais incapable de le dire, incapable d’exprimer ce que je ressentais, incapable de dire à quel point je pouvais la détester pour m’avoir laissé seule, à quel point je l’avais détesté pour m’avoir mise dans cette situation, à quel point je l’aimais pour avoir été une sœur aussi formidable, à toujours m’accepter malgré mes défauts.
Je voulais passer mes bras autour de son cou, je voulais la serrer doucement contre moi et l’embrasser à nouveau avec une tendresse presque exagérée. Je voulais lui donner ce qu’elle souhaitait au plus profond d’elle-même. Je voulais lui montrer que je valais mieux que tous les hommes avec qui elle était sortie jusqu’à présent, même si je savais parfaitement que j’étais bien plus ratée qu’eux tous réunis. Mon cœur battait la chamade, comme s’il allait sortir de ma poitrine. Et peut-être s’était-il déjà enfuit devant le désastre qu’était cette situation. Je peinais à respirer, sa beauté me coupait le souffle. Je caressais doucement ses joues, attendant simplement une réponse de sa part. Une simple réponse, je voulais qu’elle m’en donne une. Mais tout ce que je souhaitais, c’était oublier, dans ses bras, la douleur qu’était la perte de ma sœur cadette. Je plongeais mon regard dans le sien, persuadée que cela allait changer quelque chose ? Était-ce de l’amour que j’y voyais ? Je n’en étais pas certaine. Elle était probablement aussi confuse que je l’étais.
« Euh, je… » Je mordillais ma lèvre inférieure, tentant d’oublier la sensation de ses lèvres contre les miennes. Mon bas ventre faisait des loopings et c’était aussi désagréable que c’était agréable. « Je vois pas ce qu’on peut dire de tout ça tu sais. » J’essayais de ne pas pleurer. J’essayais de montrer que je m’en moquais. Mais ce n’était pas le cas. « Qu’est-ce que tu veux dire Gwen, » Tout et rien, à vrai dire. « Tu m’as aidé, c’est tout. »
Non, ce n’était pas tout. Il y avait beaucoup plus que ça. Mais je n’osais pas le dire. Je n’osais pas me l’avouer. Je haussais doucement les épaules, incertaine de la réponse à fournir. Je voulais lui donner ce qu’elle voulait : de l’ignorance. Elle ne voulait pas la vérité. Elle préférait l’ignorer, probablement pour moins souffrir. Et je la comprenais. Je la comprenais si bien. J’étais pareille. Et finalement, nous n’étions pas aussi différentes que je le pensais. Je ne pouvais m’empêcher de regarder ses lèvres, elles attiraient mon regard. J’avais encore de presser les miennes contre les siennes. J’avais encore envie de me blottir contre elle, simplement pour aller mieux.
« C’est tout, hein ? » Murmura-t-elle. J’esquissais un léger sourire attristé, incapable de répondre à sa question. Je ne connaissais pas la réponse. Sa main caressait la mienne alors que je continuais de frôler sa joue du bout de mon pouce. « C’est tout… ? »
Je déglutis lorsqu’elle me reposa la question. Tout ce que je souhaitais, c’était oublier. Mais elle continuait de me demander. Elle continuait de me demander. Et moi, je continuais d’ignorer, regardant ses lèvres avec envie. Oui, j’avais envie de l’embrasser. J’avais envie de la serrer dans mes bras, simplement pour lui faire comprendre à quel point je pouvais l’apprécier même si je n’étais pas certaine de ce que je ressentais à son égard à cet instant précis. Un mélange étrange et contradictoire entre envie, amour, haine et dégoût. Je voulais l’appeler mienne ce soir et peu m’importait des conséquences. Je la voulais pour moi et pour moi seule. Je voulais être la seule à ses yeux. Alors doucement, je me rapprochais d’elle, glissant mes mains sur sa nuque, l’entourant de mes fins bras. Et j’approchais mes lèvres des siennes, la faisant reculer jusqu’au mur le plus proche pour l’y coller doucement. Alors que j’allais embrasser, quelque chose tomba dans le salon, me faisant sursauter. Une étrange sensation m’envahit. Un vase venait de se briser sur le sol.



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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 19:40



       
       Tess & Gwennaëlle
       You are not alone.

   
C
e n'est pas très fort. La présence qui vient de s'imposer ici est faible en énergie, mais assez néanmoins pour manifester des signes d'intelligence. Le vase tombe, explosant en éclat sous un fracas absolument peu discret. Peut être ue votre surprise la renforce, parce qu'un souffle glacial parvient jusqu'à vous, les lumières grésillent, celle de la pièce dans laquelle vous vous trouvez explose totalement, vous laissant dans le noir le plus complet.

Mais vous avez l'habitude, n'est-ce pas?
WILDBIRD
     


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 22:38

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

Ce baiser avait laissé sur mes lèvres un gout beaucoup trop amer. Je sentais encore ses lèvres humides contre les miennes, pourtant voilà quelques minutes qu’il s’était achevé. Je crois que j’ai rêvé de ce moment depuis très longtemps, au collège, sans doute. Sans me l’avouer, quand ça arrivait, je me disais que ça me passerait, que c’était simplement parce qu’elle était jolie. Mais le mal n’a fait que grandir, les fantasmes ne m’ont jamais quitté, plus je les rejetais, plus ils revenaient en force. Je crois qu’aujourd’hui, je n’ai plus l’envie, la force de les combattre. Voilà plus de dix ans que je suis amoureuse d’elle, dix ans que j’éloigne mes sentiments autant que je le peux, c’est une bataille perdu depuis trop longtemps, il faut savoir se rendre, et aujourd’hui, je me rend à l’évidence, j’ai commis l’horrible erreur de tomber amoureuse d’une de mes meilleures amies, et je sais que ça va tout gâcher. Je sais que quoi qu’il advienne, quand elle l’apprendra, ça nous brisera. Son cœur est pris, et même s’il était libre, ça n’aurait voulu rien dire. Tout finirait mal, tout finit toujours mal. Pourtant, au fond de moi, j’espérais me démarquer d’Ashley, j’espérais que ce baiser avait un sens autre que me faire revenir à moi.
Et là j’ai envie de courir jusqu’à ma chambre, m’enfoncer dans un oreiller et pleurer. Je n’aurai pas du répondre à ce baiser, je n’aurai pas du me faire d’illusions, j’ai envie de me cogner contre un mur pour reprendre le contrôle de mes pensées, mais rien à y faire.

Elle esquisse d’un sourire à mes mots, et son silence est pire qu’un poignard en plein mon cœur parce qu’à mes yeux, il confirme que ce n’était qu’une erreur, qu’une mise en scène pour me réveiller. Je sens mes larmes bruler mes yeux, je ne sais pas comment j’arrive à les contenir, à m’empêcher de les laisser couler. J’ai le cœur si lourd que j’ai l’impression qu’il est tombé dans le bas de mon ventre. J’ai cette horrible impression de fardeau sur le corps, je n’ai plus le courage de supporter tout ça. Et pourtant, elle continue de me torturer en se rapprochant de moi, en passant ses mains sur ma nuque, m’arrachant un frisson, et rapprochant dangereusement son visage du mien. Je me sens déjà transportée, je la laisse s’approcher de mes lèvres, alors qu’elle me colle avec douceur au mur, mon cœur manque d’exploser. Je suis prête à recevoir son baiser, sentant mon ventre s’agiter et papillonné comme jamais, jusqu’à ce qu’un bruit nous sorte toutes les deux de notre transe. Je sursaute comme jamais, sentant progressivement une sensation de mal être m’envahir. La lumière finit par trésaillé, l’ampoule par exploser, et je n’ai plus le moindre doute sur le fait que quelque chose est ici. On est habitués, ce n’est pas comme si c’était notre gagne pain. Je fronce les sourcils, sentant la peur m’envahir. Quand on est en mission, c’est différent, on sait qu’on va rencontrer quelque chose, quand ça arrive ici, c’est flippant. Ma main agrippe celle de Gwen.

« Me laisse pas… »

C’est toujours celle qui a le plus de courage dans ses situations là. Je me sens mal, je n’ai pas envie de rester dans cette pièce, un souffle froid se fait sentir sur ma nuque et je me jette dans les bras de la brune, fermant les yeux, priant pour que ce cauchemar s’arrête, qu’il parte. Tout était parfait, pourquoi fallait-il qu’il vienne tout gacher ?




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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 22 Oct - 23:08

Mon cœur battait la chamade. Je pouvais sentir un souffle glacé glisser le long de ma nuque. Presque instinctivement, mes yeux se posèrent sur Tess. Elle était effrayée. Elle n’était pas la plus courageuse ni même la plus téméraire du groupe. Elle était toujours la première à s’inquiéter, toujours la première à frissonner, toujours la première à trembler de peur. Je ne la blâmais pas. Je ne l’avais jamais blâmé pour être elle-même. Elle avait ses raisons, des raisons que je ne pouvais comprendre. Le paranormal m’avait toujours incroyablement fasciné et c’était probablement pour cette raison que j’avais abandonné l’université pour me lancer dans ce métier si difficile. Je pouvais sentir mon cœur battre comme jamais il n’avait battu auparavant. Il se passa quelques secondes après que le vase soit tombé sur le sol. Quelques secondes qui paraissaient interminables. J’étais incapable de comprendre ce qu’il se passait. Alors, doucement, je m’écartais de ma meilleure-amie, les mains tremblantes. La pièce était subitement devenue incroyablement froide et je me sentais observée. Cette sensation était l’une des plus désagréables. Et pourtant, je la ressentais tous les jours, toute la journée. Comme si j’avais quelqu’un ou quelque chose qui me suivait, qui m’observait dormir, qui me regardait vivre. C’était effrayant mais j’avais appris à ne plus y prêter attention, persuadée qu’il s’agissait de Jane.
Et les lumières du salon commencèrent à vaciller. Ce n’était pas terminé. Je jetais un dernier coup d’œil à Tess avant que nous soyons plongées dans le noir. L’explosion de l’ampoule me fit sursauter et mon cœur loupa plusieurs battements. Je pouvais le sentir prêt à s’échapper de ma poitrine. J’étais effrayée, j’avais peur. Mais je ne pouvais pas le montrer. Je n’avais pas le droit. J’étais la leadeuse du groupe. Je l’avais toujours été. Je refusais de laisser Tess seule pour aller chercher quelqu’un ou même quelque chose. Je refusais de la quitter du regard. S’il venait à lui arriver quelque chose… Non, je préférais ne pas y penser. Et lorsque Tess enlaça sa main à la mienne, dans un mouvement de terreur, j’esquissais un léger sourire avant de serrer sa main dans la mienne avec douceur, comme pour la rassurer que rien n’allait nous arriver. Je déglutis. J’étais presque certaine d’avoir senti quelqu’un me frôler le bras. Ce n’était peut-être que mon imagination mais cela me semblait trop gros pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Je devais trouver une lampe de poche pour nous éclairer. Ainsi qu’une ampoule de rechange pour nous aider à y voir plus clair.
Alors doucement, j’essayais de me séparer de Tess mais cette dernière de ne me laissa pas faire.
« Me laisse pas… »
Je déglutis. Je pouvais sentir la terreur dans sa voix brisée. Je soupirais finalement, le cœur battant la chamade. Non, je ne pouvais pas la laisser. J’étais incapable de la laisser. Elle était beaucoup trop importante à mes yeux. Je refusais de la voir souffrir. Je refusais de voir quelqu’un s’en prendre à elle. Pas une nouvelle fois. Alors que j’allais embrasser son front, elle se jeta dans mes bras, tremblante de peur. Je fronçais les sourcils. Non loin de nous se trouvait quelqu’un. Alors, avec précaution, je reculais jusqu’à la commode qui se trouvait derrière nous, toujours avec Tess dans mes bras. J’ouvrais le tiroir, en retirant deux lampes de poche. J’en donnais une à Tess, la laissant s’en aller. J’allumais ma lampe torche dont le faisceau éclaira doucement la pièce. Il n’y avait personne. Pas un seul objet ne bougeait, si ce n’était l’applique au plafond, encore secouée par l’explosion de son ampoule. Je jetais un regard à ma meilleure-amie, lui souriant pour la rassurer. Je voyais bien qu’elle était en train de paniquer et je ne savais pas quoi faire pour la calmer. Alors, doucement, j’embrassais son front.
« Je suis là, Tess. »  Murmurais-je doucement alors que la tension s’apaisait au fil des secondes. « C’est rien. C’est rien, je te le promets. »  Mes doigts glissèrent entre les siens, enlaçant nos mains. « C’est moi. » Assurais-je. « Je serais toujours à tes côtés, à te tenir la main. »
J’avançais avec précaution dans la pièce, emmenant celle que je refusais d’aimer avec moi. Je ne voulais plus la laisser derrière. Plus jamais. Je ne ressentais plus rien. Mais peut-être n’était-ce que mon imagination. J’entendis alors un bruit de porte à l’étage et je fronçais les sourcils. Nos deux autres amies n’étaient pas là. Normalement. Mais je voulais aller vérifier. Quelque chose me poussait à y aller. Alors, sans quitter Tess, je montais à l’étage, l’entraînant avec moi, passant devant pour plus de sûreté. Un bruit de verre se fit entendre et je sursautais, pénétrant dans la pièce d’où venait le bruit : ma chambre. La photo de Jane que je gardais précieusement venait de tomber au sol sous mes yeux. Le verre du cadre se brisa et je fronçais les sourcils. La porte se referma brutalement derrière moi, laissant Tess dans le couloir. Je me précipitais vers cette dernière, tambourinant pour que quelqu’un m’ouvre.
« Tess ! » Criais-je, les larmes aux yeux. J’étais subitement effrayée et je n’en comprenais pas les raisons. « Ouvre, s’il te plaît ! »  Ma voix se brisa alors qu’une présence presque intimidante se faisait ressentir dans ma chambre et probablement dans toute la maison. Mais je ne m’inquiétais que pour Tess. Je m’acharnais désespérément sur la poignée. « Tess, répond moi, je t’en supplie. Dis-moi que tu vas bien, ouvre-moi… »
Je voulais simplement la voir. Je voulais voir son visage. Je voulais pouvoir le caresser pour m’assurer qu’elle était bien vivante. Je me dirigeais vers la fenêtre pour tenter de l’ouvrir mais cette dernière refusait de le faire. Je lâchais un cri de frustration, frappant dans la porte avec mon pied, me faisant mal au passage. Je jurais plus d’une fois. Finalement, la porte s’ouvrit doucement et je haussais un sourcil, sortant de la pièce avec précaution. La maison était plongée dans l’obscurité et il n’y avait pas une seule trace de Tess dans le couloir. Mon cœur arrêta de battre. Où était-elle passée ?


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Jeu 23 Oct - 22:39

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

Décidemment, cette soirée était bien étrange. Tout était si imprévisible, si différent que d’ordinaire. J’aurai aimé qu’Hayley soit là pour me sortir une ânerie qui m’aurait fait rire, ou avoir peur avec moi. Mon cœur battait à la chamade, je n’arrivais pas à me calmer. Si je trouvais le paranormal fascinant, je le trouvais également effrayant, les esprits sont incontrôlables et il est toujours difficile de déterminer ce qu’ils vous veulent. Pourquoi étaient ils venus gâcher un moment comme celui-ci ? Pourquoi n’avais-je pas le droit à un instant de bonheur dans ma misérable vie ? Je serrais les poings, enfonçant presque mes ongles dans les paumes de mes mains. Je tentais de contrôler mes tremblements, je ne voulais pas avoir une autre crise, non, pas encore.

Gwen’ nous fait pivoter et nous conduit jusqu’à une commode avant de me tendre une lampe de poche que je m’empressais d’allumer. Ce n’était pas grand-chose mais j’imagine que c’est mieux que d’être dans le noir. Le cœur battant, je dirige le faisceau de lumière dans tous les recoins de la pièce, à la recherche de quelque chose, essayant de voir si l’esprit se manifestait. Mais rien du tout. Je suis concentrée sur le moindre bruit, mais rien, finalement, les lèvres de ma meilleure amie se pose sur mon front et je me détend légèrement. « Je suis là, Tess. » Je déglutis, esquissant un sourire. « C’est rien. C’est rien, je te le promets. » Mon cœur s’emporte un peu, je plonge mon regard un instant dans le sien. « C’est moi. » Je me sens mieux, un peu, je crois. « Je serais toujours à tes côtés, à te tenir la main. » C’est dans ses moments là que je comprends mieux que jamais que je suis amoureuse d’elle. Que cette malédictions m’a bel et bien frappé, et j’ai envie de pleurer. J’ai envie de pleurer parce que ça n’arrivera jamais, parce que c’est mal, parce qu’elle n’est pas libre, parce qu’elle est ma meilleure amie et que je ne veux pas briser ça et risquer de la perdre.
Je me laisse entrainer par la brune, montant à l’étage, les jambes en coton, toujours appeurée. Un nouveau bruit se fait entendre et je sursaute comme jamais, sentant mon cœur s’emporter, je serre un peu plus fort sa main, la broyant presque. Gwen penetre dans sa chambre et soudainement la porte se ferme et je me mets à crier comme une petite fille, frappant sur celle qui, tentant de l’ouvrir. « Tess ! » La poignée est bloquée, je n’arrive même pas à la bouger, comme si quelque chose appuyait pour m’en empecher. « Ouvre, s’il te plaît ! » La sensation d’oppressement est revenue. Je file dans ma chambre à la recherche de quelque chose qui pourrait m’aider à ouvrir. Je suis morte de peur, mon corps tremble, je sens les larmes qui coulent le long de mes joues, brouillant ma vue. Aucun interrupteur ne marche, accentuant encore plus mon malaise. « Tess, répond moi, je t’en supplie. Dis-moi que tu vas bien, ouvre-moi… » Je ne l’entend qu’à moitié, j’ai du mal à respirer. Je peine à avaler ma salive, j’entend des bruits de pas dans le couloir, je me laisse glisser contre mon lit, entourant mes jambes de mes bras, enfonçant mon visage dans ceux-ci, priant pour que le cauchemar se termine.

« Gwen ? » je murmure en sanglotant.




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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Mer 12 Nov - 10:57

Cauchemar. C’était probablement le mot qui correspondait le mieux à la situation. Je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. Pourquoi tout ça ? Et surtout, pourquoi maintenant ? Je pouvais sentir mon cœur battre avec force contre ma poitrine, comme si son seul souhait était de s’enfuir avant qu’il ne soit trop tard. J’observais le couloir, tentant de m’habituer à l’obscurité. Je priais intérieurement pour qu’il ne soit rien arrivé de trop grave à ma… meilleure-amie ? Je n’étais plus certaine de pouvoir l’appeler de la sorte. Des frissons désagréables parcouraient mon corps au fur et à mesure que je m’avançais, longeant le mur, tâtonnant ce dernier pour plus de sûreté. J’étais habituée. Nous l’étions toutes les deux. C’était un risque à courir lorsque l’on passe son temps à chasser les fantômes. Mais j’avais encore du mal à me faire à l’idée, malgré les deux années passées. S’il venait à arriver quelque chose à Tess… Je secouais la tête, comme pour me persuader qu’elle allait parfaitement bien. Et c’était probablement le cas. Peut-être s’était-elle simplement enfermée dans une pièce, me laissant seule, piégée par des choses que je ne pouvais voir. Elle avait toujours été la plus froussarde de nous quatre, malheureusement. Mais je ne l’en blâmais pas. Je ne l’avais jamais fait. Elle avait ses défauts, j’avais les miens. Et pourtant, elle restait parfaite en tout point à mes yeux trop aveugles pour me rendre compte de la réalité des choses.
J’étais amoureuse d’elle depuis tant d’années. Pourtant, j’avais toujours préféré refouler mes sentiments et boire pour oublier cet amour interdit. Le fait qu’elle soit une fille n’était pas le problème. J’étais lesbienne, j’étais homosexuelle, j’aimais les femmes – peut-être même un peu trop – et toute la ville le savait, ou presque. Mon orientation sexuelle n’avait rien à voir avec ma peur irrationnel de trop m’attacher à une personne. J’aimais Tess plus que de raison et ces sentiments étaient doucement en train de me tuer ou plutôt, de m’achever. La voir avec ces hommes me mettaient dans une colère noire, dans une rage presque affolante. Alors j’allais boire, je buvais jusqu’à ne plus en pouvoir, jusque à en avoir la tête qui tourner et les jambes qui tremblent, jusqu’à vomir les maigres repas de ma journée. Et elle m’en voulait d’agir de la sorte, d’agir comme l’idiote que j’étais. Je pouvais la comprendre. Mais je lui en voulais tout autant. Ma rancune pour elle n’avait d’égal que mon amour. Elle me faisait souffrir. Elle ne se rendait pas compte. Et je ne m’en rendais pas compte non plus. J’étais bien trop aveuglée par le décès de Jane pour penser qu’une personne tiers pourrait être la raison de mes soucis, la raison de mon cœur brisé en mille et un morceaux.
Ce que je ressentais à son égard était beaucoup trop difficile à assumer, trop difficile à avouer. La voir me faisait frissonner. La voir me faisait arrêter de respirer. Sa beauté me coupait le souffle. Son sourire faisait accélérer mon cœur et ses larmes me brisaient un peu plus. Elle était parfaite, j’étais idiote. Elle était tout, je n’étais rien.
« Gwen ? »
Je sursautais presque, m’accrochant au mur comme s’il s’agissait d’une barrière capable de me protéger d’une attaque. C’était la voix de Tess. J’écoutais attentivement et en entendant des sanglots provenir de sa chambre, je soupirais presque de soulagement, me précipitant vers cette dernière, tentant d’ouvrir la porte qui semblait s’être verrouillée. Je fronçais les sourcils, m’acharnant sur la poignée. Je ne savais pas quoi faire et au bout de quelques minutes, j’abandonnais, m’écartant de la porte, le cœur lourd. Je collais mon front à la porte, soupirant doucement. Elle devait être paniquée. Je pouvais l’entendre à son souffle saccadé, à ses pleurs silencieux. Mon cœur se tordait de désespoir.
« Tess, je suis là. » Annonçais-je d’une voix basse et rassurante. Je ne voulais pas la brusquer. « Je suis là… » Murmurais-je. La savoir dans sa chambre, seule, abandonnée… J’en souffrais. « Je vais enfoncer la porte, d’accord ? »
Je ne savais pas exactement pourquoi j’avais prononcé ces mots. Je n’avais pas la moindre force et tout ce que j’allais réussir à faire, c’était me faire mal. Mais je ne pouvais pas abandonner sans avoir essayé. Je me reculais avant de foncer dans la porte, l’épaule en avant. Et lorsque cette dernière heurta le bois, mon cœur arrêta de battre sous le coup de la douleur. Je retins un gémissement avant de m’écarter doucement, observant la porte qui n’avait pas bougé d’un centimètre. Je donnais un violent coup de pied dedans, faisant redoubler ma douleur déjà bien présente. Je finis par me laisser glisser le long du mur, observant l’entrée d’un air pensif. Je ne voulais pas la laisser seule, c’était hors-de-question. Je me mordis la lèvre inférieure, retenant mes larmes. Alors que je baissais la tête, abandonnant, un grincement me fit sursauter. La porte s’ouvrait avec une lenteur abominable. Ma bouche s’entrouvrit légèrement sous le coup de la surprise alors que je me précipitais pour entrer dans la pièce, le cœur battant la chamade. La jolie brune se trouvait sur le sol, recroquevillée sur elle-même, sanglotant. Je fronçais les sourcils avant de doucement m’assoir à ses côtés, l’attirant contre moi pour caresser ses cheveux, la berçant dans mes bras.
« Je suis là… Je suis là… » Murmurais-je avec une douceur qui m’était inconnue. Moi qui passais mon temps à lui crier dessus, ces derniers temps. « Je suis là, Tess… Je serais toujours là… Je donnerais ma vie pour toi. »
J’écarquillais les yeux, me mordant finalement la lèvre. Pourquoi avais-je dis ça exactement ? Pour la rassurer. Mais aussi parce que je le pensais. Je déglutis, me contentant de glisser mes doigts dans ses cheveux pour calmer ses pleurs, ses tremblements. La nuit allait être longue, j’en étais persuadée. Et je pouvais sentir mon cœur se briser un peu plus sous ses sanglots. L’amour me consumait doucement mais sûrement.


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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   Jeu 11 Déc - 17:32

Maybe I wish I could die, maybe I am dead.
Gwen & Tess.

J’ai le cœur qui bat comme jamais, c’est stupide d’avoir peur des fantômes quand on doit les chasser, mais vous savez, si vous aimez un peu le domaine, vous devez être au courant qu’il n’y a pas que des bons esprits. C’est d’eux dont j’ai peur. Quand on a face à nous un fantôme qui n’a que des bonnes attentions, qui illumine d’amour la pièce, vous ne pouvez que vous sentir en paix avec vous-même et vouloir lui accorder ce même sentiment en la délivrant de sa prison dans laquelle elle est enfermée. Celui qui se trouve là actuellement, ce n’est pas quelque chose d’agréable, c’est oppressant, noir, et mauvais.

Je me suis un peu coupée du monde, tentant de m’auto rassurée.
J’entends des bruits de pas dans le couloir et j’accentue ma pression autour de mes jambes, me serrant un peu plus, refusant de relever les yeux. Je ne veux pas voir ce que c’est, j’ai trop peur de tomber nez à nez avec je ne sais quoi. La poignée s’agite, j’entend quelque chose cogner contre et je panique d’avantage, sanglotant encore plus fort, mais mon agitement est bientôt calmée par la voix de Gwen que je reconnais. Elle ne semble pas parvenir à ouvrir la porte et je n’ai même plus la force de me lever pour essayer également, mon corps tout entier est lourd. Mes pleurs reviennent alors, on est coincées.
Elle réussit finalement à entrer et je ne la remarque même pas. Je sursaute quand je la sens me prendre contre elle et je la serre finalement aussi fort que je le peux, enfonçant ma tête dans son épaule. Je me calme doucement sous ses mots et ses gestes, il ne reste que quelques hoquetements pour briser le silence alors que je retrouve mon calme. Je finis par lâcher, la voix un peu enrouée :

« Merci… »

J’essuie mes joues humides, respirant un bon coup, caressant sa joue en souriant.

« Tu peux rester cette nuit ? »



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MessageSujet: Re: Maybe I wish I could die, maybe I am dead - GwenTess   

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