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 (elline) a jealous woman does better research than the fbi

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MessageSujet: (elline) a jealous woman does better research than the fbi   Dim 9 Nov - 13:09

Et le réveil sonna. Je sursautais, manquant de tomber de ma chaise. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était mais à en juger par les rayons du soleil qui filtraient à travers les rideaux, il était l’heure de me réveiller. Je fronçais les sourcils, m’étirant doucement. Je frottais mes yeux, retirant mes lunettes de travail, les posant sur le bureau. Et une fois de plus, je m’étais endormie en travaillant. J’espérais simplement qu’Ellie n’était pas folle de rage. A vrai dire, plus rien ne m’étonnait venant d’elle. Je soupirais, faisant craquer mon dos avant de me saisir de mon téléphone. Pas un seul SMS de Ashley. Au moins une dizaine d’appels manqués d’Elizabeth. Depuis quelques temps, je passais mes soirées et mes nuits au bureau pour lire et relire mes dossiers, écouter et réécouter mes séances avec certains patients. J’étais obsédée par le suicide d’un de mes patients. J’étais obsédée par les cauchemars que lui et d’autres habitants de  Nome avaient faits. Il devait y avoir un fait qui coïncidait mais je ne parvenais pas à le trouver, malgré mes nuits de travail acharnées. Il était cinq heures du matin, ce qui signifiait qu’Ellie n’était pas encore réveillée mais que ça n’allait pas tarder. J’avais tout intérêt à rentrer à la maison avant son réveil. Cela m’étonnait que la police ne soit pas encore venue jusque mon cabinet pour me demander si j’étais toujours vivante. Elle était incorrigible et c’était pour cette raison que je l’aimais. Profondément. Sincèrement.
Depuis Halloween, nous n’avions pas eu une seule nouvelle d’Ashley. Pas une seule. Je n’avais pas non plus vu Gwen en thérapie. J’en avais conclu assez aisément qu’elles étaient ensemble, probablement pour mieux se retrouver. Leur couple battait de l’aile et si une semaine loin de tout le monde était nécessaire, je le comprenais. Elizabeth un peu moins. Elle était cette maman poule inquiète qui la pensait kidnappée ou même pire, morte. Je préférais ne pas imaginer de pareilles choses. C’était mauvais pour mon moral. Et il n’était pas bien haut ces derniers temps. Je m’inquiétais aussi mais je préférais taire mes craintes pour être apte à rassurer celle que j’aimais. Notre couple avait toujours fonctionné de la sorte. Elle était celle qui s’inquiétait, j’étais celle qui la rassurait. Et cela faisait vingt-quatre ans que cela durait. Ce n’était peut-être pas très sain, j’étais la première à le reconnaître mais au moins, nous avions toujours été capables de surmonter les pires choses. Comme la disparition brutale de sa sœur. Je soupirais doucement au volant de ma voiture, me dirigeant à vitesse régulière jusqu’à notre maison de Lobster Street. Heureusement, mon cabinet n’était qu’à dix minutes de voiture.
Sur la pointe des pieds, j’entrais dans la maison encore silencieuse. Je retirais mes talons avant de finalement monter à l’étage, préférant utiliser la salle de bain commune que celle que nous avions dans notre chambre. Je ne voulais pas qu’Elizabeth me voit. Elle allait encore s’imaginer des choses totalement folles. Je n’avais pas beaucoup dormi et je n’étais pas certaine de pouvoir faire face à l’une de ses innombrables crises de jalousie dont seul elle avait le secret. L’eau brûlant me réveilla doucement et je sortais enfin de l’état comateux dans lequel j’étais depuis mon réveil. L’eau coulait le long de mon corps nu et au fil des minutes, je me sentais revivre. Après de longues minutes à contempler l’eau couler, je sortais finalement de la douche, m’enroulant dans une serviette bien chaude. Je me séchais les cheveux et me brossais les dents. Je jetais un dernier coup d’œil à mon smartphone. Il était six heures du matin. Je soupirais alors qu’un bruit sonore me fit sursauter. Le réveil de la chambre venait de sauter. Je fronçais les sourcils, pas certaine d’être prête à affronter la tempête Elizabeth. Je sortis de la salle de bain, me dirigeant vers la chambre, ouvrant la porte. Elle n’était pas là. Le lit n’était même pas défait. Mon cœur battait la chamade. Peut-être n’était-elle pas rentrée. Pourtant, son uniforme reposait sur le lit et son arme de service semblait être rangée dans le coffre-fort verrouillée. Mais où pouvait-elle être ? Je n’en savais rien et mon petit doigt me disait d’ignorer ce détail pour le moment. Je me dirigeais vers l’armoire, commençant à sélectionner mes vêtements. Des bruits de pas dans les escaliers me firent sursauter mais je me concentrais sur le joli ensemble que je venais d’apercevoir au détour d’une chemise. Un tailleur noir absolument magnifique. Je le déposais sur le lit avant de faire doucement glisser ma serviette, enfilant mes sous-vêtements en dentelle. Je priais pour qu’Ellie s’abstienne de tout commentaire sur mon absence de cette nuit. Mais à vrai dire, la connaissant, c’était peine perdue. Elle était têtue. Elle était profondément têtue. Et c’était l’une des choses que j’appréciais le plus chez elle.


you put a smile on my face
i want that for every morning ✻ what is it i'm feeling? 'cause I can't let it go. if seeing is believing then I already know. i'm falling fast. i hope this lasts. i'm falling hard for you. i say let's take a chance. take it while we can. i know you feel it too. i'm falling fast. it doesn't matter what we do. you make everything seem brighter inever knew I needed you like a sad time needs a sea of lighters.
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MessageSujet: Re: (elline) a jealous woman does better research than the fbi   Dim 9 Nov - 14:08

Elizabeth & Katherine

« Jealousy will drive you mad. »

 
La journée avait été longue. Je filais une espèce de sale gosse qui revendait de la drogue à des lycéens. Bon sang, les jeunes aujourd’hui n’ont donc pas d’autres moyens de se faire de l’argent proprement ? L’idée c’était de remonté jusqu’en haut de la pyramide, de trouver son fournisseur, pour qui il travaillait. Si je faisais tomber le patron, le reste suivrait comme un château de carte. Nome était agité depuis quelques temps, j’étais sollicitée constamment, et bien qu’à bout de force, je faisais toujours de mon mieux pour accomplir mon devoir de protéger la ville, pour ma famille, pour mes amis, pour tous les gens qui méritaient d’être en sécurité ici, et il y en avait beaucoup. Il devait être dans les trois heures du matin quand je finissais enfin mes heures supplémentaires –que je m’infligeais toute seule d’ailleurs, étant la chef du poste de police-. Je soupirais, rentrant chez moi avec ma voiture, tâchant de ne pas faire de bruit pour Ashley et ma femme. Mais il s’avérait que ni l’une ni l’autre n’étaient rentrées, et mon estomac se serra quand je découvris la chambre de notre fille abandonnée. Elle n’était toujours pas de retour, et mon inquiétude grandissait de jour en jour. Kate m’assurait qu’elle reviendrait vite, mais qu’elle s’amusait sans doute avec sa petite amie. Cette idée me décrocha un rictus mi moqueur mi dégouté. Je ne voulais pas imaginer ce genre de scène. Je soupirais, partant me changer pour enfiler mon pyjama, seule.

Katherine était rarement absence, aussi savoir qu’elle n’était pas là était intriguant et m’inquiétais plus que jamais. J’avais beau l’appeler, lui envoyer des sms, rien à faire. J’ai essayé de me rassurer toute seule, de me changer les idées, mais rien à faire, comme la pire des obsessions, ça revenait constamment, elle me trompait, elle avait passé la nuit chez une de ses clientes, notre couple était fini. J’étais perturbée par l’idée de la perdre, de ne plus jamais la revoir, j’ai fini par m’enfermer dans mon bureau, avec ma bouteille de whisky. Je ne l’ai même pas entendu rentrée, j’ai du finir par m’endormir, assomée par l’alcool. Le mal de crâne qui me prit lorsque j’ouvris les yeux me le confirma, et je poussais la porte pour grimper à l’étage, convaincue d’avoir entendu des bruits. Je découvrais finalement ma femme qui se préparait pour aller au travail, j’affichais un rictus moqueur, claquant la porte pour bien lui montrer que j’étais là, m’appuyant contre celle-ci.

« Alors tu t’es bien amusée ? Tu crois pas que c’est un peu tard pour rentrer ? Ou un peu tôt, plutôt. »

Mon expression était glacial, mon estomac ne faisait que se retourner, j’étais malade de jalousie.

 
© Chieuze

   



   
   
'cause in a sky full of stars
I've made this dream where the sky was dark and empty. There was absolutely nothing. Then, you came, and I realize you were the only light in this infinite darkness, you were my star in the night. ©endlesslove.
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MessageSujet: Re: (elline) a jealous woman does better research than the fbi   Mar 11 Nov - 23:12

Vingt ans. Vingt longues années que j’étais éperdument amoureuse d’elle. Son sourire faisait battre la chamade à mon cœur, même après tout ce temps passé à ses côtés. Tout était si beau, tout était si merveilleux. Et je n’avais jamais compris le pourquoi du comment. Il y avait tant de personnes sur cette terre mais je m’étais éprise de son regard envoûtant. Elle était ma fin et mon commencement. Elle était ce que je possédais de plus précieux. Elle l’avait toujours été. Lorsqu’elle n’était rien, lorsque je ne la connaissais que de vue, que je ne connaissais ni le son de sa voix, ni son prénom, j’étais incomplète. Elle m’avait rendu un peu plus vivante. Je lui avais toujours tout donné, sans jamais me poser de questions. J’avais toujours eu cette confiance aveugle en elle. Et malgré ça, je ne pouvais m’empêcher d’être jalouse. Mais cette jalousie, je la gardais au plus profond de mon être, comme si elle était mon vilain petit secret. Mon cœur ne battait que pour elle, cela me semblait évident. Mais ça ne l’était peut-être pas pour elle, malgré toutes ces années passées ensemble. Et voilà pourquoi, malgré mon travail très prenant ces derniers temps, j’essayais de lui prouver à quel point je pouvais l’aimer.
D’aussi loin que je me souvienne, les choses n’avaient jamais été simples entre nous. Elle était jalouse, possessive, colérique, impulsive et peu réfléchie. Mais elle était aussi sincère, drôle, honnête, romantique, intelligente, amoureuse et j’avais appris à aimer ses défauts comme ses qualités. Elle avait ce petit quelque chose qui faisait louper à mon cœur mille et un battements. Je ne l’avais jamais abandonné. J’avais toujours été présente à ses côtés. Comme elle avait toujours été présente aux miens. J’avais toujours pu lire dans ses yeux, la sincérité de ses sentiments. Cette dernière m’avait toujours rassuré, malgré les tempêtes que nous avions dû essuyer, malgré les dégâts que nos disputes avaient pu faire à notre couple. Nous n’avions jamais essayé de tout jeter pour recommencer avec d’autres. Réparer était une chose importante et nous l’avions toujours considéré comme seule solution. Elle était celle que j’aimais depuis des années. Lui dire au revoir était impossible pour moi. Malgré nos disputes, malgré les tempêtes, nous luttions contre vents et marées, simplement pour le sourire de l’autre, simplement pour le bonheur que notre amour pouvait nous procurer au quotidien. Oui, c’était l’amour, le vrai. Celui qui durait, malgré tout.
Lorsque la porte de la chambre claqua, je sursautais, me retournant brusquement. Mes yeux se posèrent sur Elizabeth et mon cœur loupa un battement. Elle semblait fatiguée, elle l’était probablement vu les cernes sous yeux, elle avait les traits émaciés mais sa beauté illuminait la pièce. Son visage était emplit de rancune et je connaissais trop bien ce petit sourire mesquin qui avait pointé au coin de ses lèvres. Elle m’en voulait et je pouvais le comprendre. Peut-être pensait-elle que je la trompais. Ce qui n’était pas le cas. Mais je la connaissais trop bien pour savoir qu’elle ne pensait pas du tout au fait que j’étais restée trop tard à mon cabinet. Son comportement pouvait s’avérer parfois fatiguant mais cela prouvait que malgré les années, elle restait apeurée à l’idée de me perdre et que son amour pour moi n’avait pas changé. Elle s’appuya contre la porte alors que je reportais mon regard sur la tenue que j’avais préparé. Je craquais doucement ma nuque avant d’enfiler ma jupe sous le regard de ma femme.
« Alors ? » Son ton était froid, énervé et malgré cela, elle essayait de cacher sa rancune sous l’ironie débordante dont elle faisait preuve. C’était exaspérant mais je préférais l’ignorer. « Tu t’es bien amusée ? » Je restais impassible, trop habituée. « Tu crois pas que c’est un peu tard pour rentrer ? » Je remontais la fermeture de ma jupe, me saisissant de ma chemise. « Ou un peu tôt, plutôt. »
Je restais silencieuse, préférant ne pas envenimer les choses. Je la connaissais sur le bout des doigts. Elle n’était pas simple à calmer, elle était même plutôt contrariante mais je n’avais jamais cédé à la colère ou à l’impulsivité. J’avais toujours fait preuve de patience, malgré ma fatigue ou mon manque de caféine. J’enfilais ma chemise blanche, légèrement transparente et volante, la boutonnant. Je glissais ma montre à mon poignet. Mes yeux croisèrent les siens un bref instant.
« Je me suis endormie en travaillant à mon cabinet. » J’esquissais un sourire que je voulais rassurant avant de me diriger vers elle pour embrasser ses lèvres brièvement. « J’aurais du t’appeler, désolée. »
Je me faufilais dans la salle de bain pour coiffer mes cheveux avant de revenir dans la chambre, tombant nez à nez avec Elizabeth.
« Un de mes patients s’est suicidé il y a quelques jours. » Je m’asseyais sur le lit pour enfiler mes talons. « Tu as du en entendre parler, non ? C’est inquiétant et ça me fatigue. Je ne comprends pas vraiment ce qui s'est passé. »
Je n’essayais pas de changer de sujet, j’exposais simplement les faits. Même si je savais parfaitement qu’elle n’allait pas prendre la chose de cette façon. Je soupirant, me massant doucement la nuque. J’étais fatiguée par la nuit que je venais de passer et je n’avais pas besoin d’elle pour empirer les choses. Je me levais, faisant face au miroir pour m’observer, plutôt satisfaite du résultat. J’observais Ellie dans le reflet. Elle était tellement belle.


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